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Le chat, Lewis et moi

16 novembre 2019  à la médiathèque de Clermont l’Hérault                    30 novembre  2019 à la médiathèque de Saint Aunés

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livre d’or

Nom de l’évènement : LE CHAT LEWIS ET MOI
14 rue louis blanc
34800 CLERMONT L HERAULT
Organisateur : mediatheque de clermont l’herault
Evènement : Spectacles
Une part d’enfance
On fait son chemin en marchant. Derrière, la nature
reprend ses droits. Devant, l’inconnu. Mais on se
trouve là où l’on est. L’ombre du père qui cherche sa
fille est celle de l’homme qui cherche son enfance.
Le ciel est d’espérance, et le coeur est de joie
incandescente…rougeoyant sous les cendres de la
tristesse. Daniel Trubert

Chaque automne, Léon revient dans le square où sa
fille Alice a disparu. Il n’y trouve que les feuilles
mortes. Léon rêve, son rêve l’emporte au pays des
merveilles.

Commentaire succinct de l’évènement :
Christophe MARTIN dans
« Le chat, Lewis et moi », une enquête au pays des merveilles !

Dernière au théâtre Beaux Arts Tabard à Montpellier

babacICO

La dernière du spectacle c’est le dimanche 20 octobre à 10h30

vidéo

J’écoute Bach ce soir, il m’accompagne pour écrire  quelques mots sur le spectacle , un hymne à l’enfance , le terme est juste, il brille dans les yeux des petits  quand Baba s’approche d’eux. Les enfants donnent  un sens nouveau  au propos, un peu de l’allégorie de la caverne de Platon, mais surtout  une respiration lente, une gravité de la petitesse, la force de leur présence fossilise le temps, qui passait. La musique dit à l’ephémere ,  de papillonner encore un peu, ce qu’il fait sous nos yeux, quand  on se quitte,  les pensées incandescentes succèdent aux coeurs rougeoyants….

Jacky

Je suis le livre , le chapitre de mon père se referme un peu plus, sur une des pages il y avait jacky son copain d’enfance ce monsieur tendre et drôle, depuis hier, ils reprennent une discussion ou une partie de pétanque à moins que Jacky s’en aille aux champignons sur un nuage et que mon père ne découpe à nouveau ses rêves au scalpel , les yeux dans le ciel et tout le reste aussi.  Il y a des journées qui pèsent plus que d’autres, et je dois cultiver mon carré de joie, moi, le jardinier pour enfants . Jacky était un prince, de ceux qui ont vu la guerre, une terreur qui lui fit prendre des mouvements de balancier sur la fin de sa vie, Adieu Jacky, bonjour à Pierre, mon père, dis lui que je l’aime, si tu l’aperçois..

Du clown au foyer rural de Margon

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Jeudi 3 octobre, Christophe MARTIN directeur artistique de la compagnie du Léon (anciennement domiciliée à Pézenas) propose  une master class clown , le jeudi 3 octobre 2019 à 17h30 à la salle des fêtes de Margon pour permettre aux enfants  du village et à ceux de la communauté des communes des avant monts, de tester l’activité qui débutera le lundi 7octobre (de 17h30 à 18h30).

Christophe MARTIN  est un comédien/clown de théâtre et de rue,  formé au clown au hangar des Mines par Michel Dallaire, ancien acteur  à l’illustre théâtre de Pézenas, comédien formé à la compagnie maritime et marionnettiste . Il dispense des stages, et des ateliers clown depuis de longues années                                                                                                                                          Son parcours de pédagogue :                                                                                     Stage clown  adultes pour la FNCTA  de l’hérault, pour  la FNCTA  du var, stage clown adultes  à l’illustre théâtre de Pézenas, stage clown adultes salle zevort à Pézenas, stage clown adultes chez les anartistes à Roujan, à Gabian.  Atelier clown adultes au foyer rural de Florensac . Atelier clown pour les ecoles : Pic à Béziers, Saint Thérese à Frontignan,  stages enfants  au foyer rural de Roujan, à Montagnac

Des stages clown de 3 jours seront organisés  pendant les vacances scolaires, des stages adultes seront proposés  sur 2 jours le week end

CV

 

Le clown : Texte réference

stage clown

Tout spectacle de clown est voué à l’echec !

Et le clown va explorer cela !
C’est merveilleux pour lui !
Il est un être dépassé, de A à Z ; il fait tout ce qu’il peut pour réaliser son projet
et en même temps on voit qu’il s’empêche de le réaliser… il peut avoir un projet précis ; les difficultés qu’il va rencontrer sont son terrain de jeu …
Tout spectacle de clown est voué à l’échec : le clown peut naître de ce désespoir même. Tout désespoir est source de jeu. Ce qui ne va pas : creuse-le ! Le premier problème est le premier désespoir et le premier désespoir est le premier paradis. Devant toute chose, le clown laisse échapper : « ah bon ? » suivi par : « ah chouette ! « .
Ah bon, on ne peut pas faire de spectacle de clown ? Chouette alors ! C’est le paradoxe fondamental. Le clown est de l’instant et l’instant est le lieu privilégié de son engagement et de sa générosité – généreux qu’il est de lui-même. Et il s’engage comme un intrus – même dans l’écriture d’un spectacle ; un intrus dans l’écriture comme il l’est dans le lieu, le décor, la musique, les personnes qui sont là.
Le pari qu’il fait ainsi n’est pas dans l’accumulation de techniques mais au contraire dans le dépouillement, l’appauvrissement de la rencontre. Si il y a mise en scène, c’est en fait pour le clown une mise en selle… et le voyage lui appartient ! Tenir ce qui le porte – y être fidèle. Et cela devient son terrain de jeu, un torrent de jeu, un torrent de « je » à travers tous les jeux.
On peut donner toute sorte de spectacle à notre clown : ça va ouvrir !
Et ce qui va arriver – ce qui arrive – est plus important que ce qui était –ou est – prévu. Ce qui implique qu’il y ait toutefois quelque chose de prévu…mais ça va être tiré vers le vivant, tendu vers le vivant. Le clown veut faire quelque chose et il lui arrive autre chose : nous pouvons espérer faire un spectacle avec tout ce qui arrive.
C’est quand j’y suis que je sens que mon écriture n’est qu’un support – un pré-texte. Car le clown ne re-présente pas : il n’est pas en re-présentation mais il présente, il est présent, il donne et fait recevoir…quel présent !
Ce n’est pas scénariser ou avoir des idées, c’est se laisser inspirer par son état devant ce qui arrive, être présent à ce qui se passe, à ce qui passe. Il y a de l’éphémère. C’est éphémère et précieux, moment unique : ça n’a jamais été ainsi
et ça ne sera jamais plus ainsi. C’est éphémère. C’est précieux – peut-être parce que c’est éphémère. Et peut-être que tout est éphémère et donc précieux…
Est-il possible de tenir ensemble l’écriture et le vivant ?
La structure ne nous donnera jamais de clown. C’est pour cela qu’il faut s’entraîner à être clown… pour pouvoir lui donner tout ce qui est écrit, et la structure qui va avec, lui donner des passages obligés et qu’il soit là, notre clown, quand nous perdons le fil ! Ce n’est pas un comédien qui joue un personnage et qui de temps en temps est « en clown » ; c’est le clown qui joue et on ne peut pas l’en empêcher. Et plus il sera entraîné à ce jeu, plus il nous entraînera. Or, ici, l’entraînement n’est pas répétition. C’est plutôt une petite chose répétée qui va se nourrir de telle ou telle chose qui se met en place parce qu’elle arrive par surprise. Travailler les surprises et les ré-initialiser, être en mesure de percevoir ce qu’il y a eu de neuf ( la veille par exemple ), permet de percevoir tout ce qui est là maintenant, tout ce qui est en jeu, pour vivre cela – même avec autre chose.

C’est ce qui nous est arrivé qui permet de ré-initialiser. « Tant que tu n’as pas joué cent fois, ne fais pas ta première ! ».
Le public n’est pas un public pour le clown, c’est un partenaire.
Comment répéter sans lui ?
Le clown se nourrit du public. Et si le public diverge ou s’absente pour penser ou comprendre ce qui se passe, il n’y a plus de public pour le clown !Le temps de détente est aussi important que le temps d’activité : c’est donner de l’espace au spectateur. De même que l’on peut tendre à un jeu hyper minimaliste qui éviterait de trop fabriquer « contre » le public. L e clown est là pour tenir un écran où le spectateur en quelque sorte va faire lui-même son film ; le clown travaille sur le cadre pour que le public sache projeter. Musique, odeur, image par exemple, sont posées comme des cadres et moins elles sont chargées, plus elles sont fortes dans ce jeu d’invitation bienveillante du spectateur. Si il est clown, il est en relation. Et si il est en relation,! c’est pour jouer !
Le clown ne connaît que la dérision de lui-même – jamais des autres – mais il ne le fait pas exprès. De même qu’il peut vouloir faire une blague mais c’est toujours lui qui se fait avoir : il n’est pas au-dessus du public. Si il fait un gag, il ne s’en fait surtout pas une idée avant de le faire !
Mon univers, ce n’est pas ce que vais raconter mais ce que ça fait à mon clown !
En ce sens-là nous n’avons qu’un seul univers et peut-être bien que nous n’aurons jamais qu’un seul…spectacle ! S’entraîner à prendre du temps, c’est prendre du temps pour entrer dans cet univers. Et là, oser ne rien faire, c’est-à-dire faire rien, c’est grandiose. C’est comme quand tu regardes par le trou d’une aiguille, c’est tout petit… mais derrière, c’est immense. Il faut oser, là. Oser et il sera toujours temps de doser…non pas : qu’est ce que je vais faire ou rajouter pour que ça fasse plus, mais : jusqu’où cela peut-il aller ? jusqu’où cela va-t-il me mener ?
Le clown prend tout par le bon bout : le bout du cœur !
« C’est toi qui dois être petit et humain pour être plus grand que tout le reste ! ». Que rien ne soit interdit dans ta palette. La seule chose que tu as à faire, c’est d’y aller

Poème

leandre

Photo prise à Chalon dans la rue 2018

site

Comme une jongle

Je jette le premier
Bien ancré, le deuxiéme
Préparé dans la main
S’echappe, deux encore
En rotation, cohorte
De bâtons, je romps
La figure de style
Un vent claque à l’oreille
Et je jette à nouveau
Et pleure de sueur
Le geste est répété
Le muscle sans raideur
le corps qui se tend
le corps qui fait corps
Je ne distingue rien
Et Catapulte un cri
Et honnis la douleur
Je reviens à l’effort
Et j’ai tort de lâcher
des cercles verticaux
ces solaires appendices
Ariane qui s’enroule
dans son fil, invisible
Et à la retombée
Je jongle encore un peu
Et je pense à toi, B
Avec toi c’est bien mieux

Impressions de scène

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mediatheque

Ce fut une belle soirée d’amour avec le public, Ce sentiment d’arrachement quand le spectacle est fini, d’un côté comme de l’autre, côté public ou côté scène. Je livre comme souvent, mon témoignage, à posteriori, mes sensations sur le moment vécu Ce vendredi 31 mars à Portiragnes, devant 40 personnes, alors que Léon Tramp quittait à grand-peine le public, les gens se sont levés pour Christophe MARTIN, ce type que je suis, pétri de Léon, pétri d’émotions je fus, Prendre ces moments, si rares, je voudrais jouer beaucoup plus, pour repartir ainsi chez moi, avec l’envie de recommencer encore une fois….Merci !