Un abricot

24 mai 2022 Non Par Leon tramp

Un abricot sur la tête : une vie d’artisan solitaire

Théâtre Beaux Arts Tabard, Montpellier, 6 mai 2022

un abricot

Ne cherchez pas la blague, c’est vous la blague Michel Dallaire

Un abricot : Léon Tramp, des talents de musicien

Voilà j' »étrille » un tout nouveau spectacle, un abricot sur la tête, celui qui me tient à cœur  (pas l’abricot) depuis des années, parce qu’il fait appel à tous mes « talents » de musicien. Depuis l’âge de 14 ans où j’ai commencé » la guitare, jusqu’à ce jour béni où enfin je mets sur scène le scénario de mon enfance.

M. Pellegrini, un prof épatant

Je me souviens de M, Pellegrini, mon prof de guitare (Narciso Yepes), j’ai en mémoire son gros ventre, ses gros doigts, lui qui jouait avec grâce à chaque rendez vous, le moindre morceau de musique.  Rude apprentissage que de jouer de la guitare au milieu d’ accordéons railleurs Pourtant tous les moments passés à apprendre un peu  sont gravés pour un bout de temps, juste au dessus de mes épaules

Bastid Art : un bon souvenir financier, un mauvais souvenir humain

Un abricot « étrillé » bien avant chez Bastid Art pour un noël calamiteux en 2021, pas le spectacle, non, mais l’orage qui a failli assassiner mon ampli principal, Bastid art a fait les frais du produit créer quelques temps plus tôt, je rappelle aux non initiés qu’on ne crée par un spectacle en moins de deux ans, mais plus certainement un produit en 2 mois, d’aucuns programmateurs semblent tomber des nues.

Un métier ambivalent

C’est toute l’ambivalence de ce métier, on joue on joue bon gré mal gré pendant 2 ans avec un produit perfectible, mais il faut bien manger, Si on se laissait du temps, on crèverait la dalle pendant une paire d’années. Je ne parle pas bien entendu des artistes subventionnés, qui ont pignon sur rue, avec qui on est aux petits soins financiers et humains et qui pondent en quelques semaines un spectacle clé en mains, un spectacle.heu…. subventionné.

Imagination quand tu nous tiens

Quand on n’a pas le rond, quand on est seul, l’imagination galope, et surgissent du diable vauvert des scénarios de campagne, la mienne, au bord des rivières avec barrages, constructions de cabanes et autres indiens hostiles (une méprise d’enfant).

Bref ça avance, j’ajoute, je peaufine, je perfectionne, je joue, je prends plaisir et comme prévu moi le compagnon du devoir artistique je creuse un sillon de labeur, parce que c’est ma vie d’artisan (artiste) solitaire, plus le clown est vieux meilleur il est (Michel Dallaire), certes,  ça n’empêche pas de bosser, poil au nez.

leon tramp

Pouet