Le personnage clown : du passé sur scène

omme le dit Edmond le personnage clown c’est le passé sur scène, ce n’est pas une proposition du présent, du vivant, en tout cas si le personnage existe ce n’est pas moi, c’est un comédien qui joue et qui s’amuse à jouer et rejouer. Le vivant, c’est Christophe MARTIN sur scène, celui que le public réclame, c’est moi, rien d’autre que moi et non pas une représentation de moi-même, l’excentrique est donc là, beaucoup plus proche que prévu. Si je suis excentré, c’est cependant un  peu plus que Christophe MARTIN sur scène, c’est moi libre, qui ose, qui montre, le caché, l’enfoui, qui transgresse, qui défie la norme, qui bouscule, qui se bouscule, c’est celui qui accepte le vertigineux moment du vide, pour exister, être libre, vivant, pour se nourrir d’une vraie relation et pas d’une convention de jeu, le public participant au jeu et acceptant la convention  que propose l’artiste, parce que le rendez vous est fixé, parce que le lieu est un théâtre etc etc.