Poèmes

Comme une jongle

Je jette le premier
Bien ancré, le deuxiéme
Préparé dans la main
S’echappe, deux encore
En rotation, cohorte
De bâtons, je romps
La figure de style
Un vent claque à l’oreille
Et je jette à nouveau
Et pleure de sueur
Le geste est répété
Le muscle sans raideur
le corps qui se tend
le corps qui fait corps
Je ne distingue rien
Et Catapulte un cri
Et honnis la douleur
Je reviens à l’effort
Et j’ai tort de lâcher
des cercles verticaux
ces solaires appendices
Ariane qui s’enroule
dans son fil, invisible
Et à la retombée
Je jongle encore un peu
Et je pense à toi, B
Avec toi c’est bien mieux

 

En cadence

C’est une démangeaison
à fleur de peau
il me faudra attendre
retrouver de la vigueur
il me faudra construire
avant de jouer encore
un décor interieur
je noircirai les notes
je serai trompettiste
troubadour et poète
la prose est déja prète
le personnage au chaud,
calé dans la paresse
mon comparse ancéphale
tu le sais toi, tu y as pensé
je l’ai vu,devant moi, dessiné
l’unique chemin de campagne
herbeux, sentier de terre sèche, odorante,
au bout de mes souliers noirs vernis
le clocher et ses bronzes
ici le soleil brûle toujours
je devais suivre quelques proches
je m’endors dans les mots
toujours démangé
ça me vient des oreilles
ça s’est donc propagé
il existe un tempo, une musique
que je dois suivre, que je suis
au diapason, une oraison
christophe Martin

 

Pénalité

Chaque soir sur le stade
Celui de Geoffroy G.
Je foule, le rectangle
Sans crampons, ni chaussons
Comme joueur, empêché
Le rêveur s’autorise
Mais les gradins sont vides
Et les montants , d’Ovalie
Alors je tente encore
Chaque soir , concentré
Sur le terrain sans cris
le drop de ma vie.
Pour m’endormir ainsi
Un sommeil de plomb
Giflera mes tourments
Et je fais face ici
A l ‘ennemi de fer
Barriere à l’horizon
A passer, dépasser
Si l’axe n’est pas bon
Si le cuir reste bas
Le coup de pied,
ajustera
balle sifflante
en altitude
Juste pour dormir
Apaisé, résolu
A revivre un matin
Un autre, convaincu
Que le soir qui viendra
Me donnera encore
Le droit de le tenter
Ce coup de pied
De pénalité, de pénalité

Enfants Do

Lui, devant, sac à dos entrouvert,
Elle, qui pose, par saccades, un objet dedans
Sa robe est rouge, son corsage prend l’air
Sa peau est opaline, ses lèvres couleur sang

Une marche en chaos, le couple dodeline
Des gestes imprécis finissent en parole
Oh juste un mot, pas plus, reprendre son haleine
Ondine de bitume, ce fil qui les tient
Le garçon anguleux, n’est jamais à la traîne

En passant sur le pont, là bas du côté d’Agde
Encore un jour à deux, du manger, du survivre
Je vous ai rencontrés, deux enfants de la ville
Du trottoir à la rue, la distance est fragile
Je vous ai rencontrés, voir un amour si grand

Boréal

En jeu, de vertige, imposer, on respire
Ressens, reprend, puis donne, sois
Reçois, attend, suspend et va
Nourriture pour Léon, corps en jeu, abandon
Catharsis, mais pas que
Corps en jeu, tordu, moche, tentative, on s’approche
Rituel, un bonjour, quelques preuves d’amour
Du céleste, de la terre, un moment, c’est à vous
Monsieur, votre tête, c’est cela, nous y sommes
Pour y croire, c’était vous, je commence mes devoirs
C’est du clown, avec vous
Avec toi, Michel

MONOPOLY
La planche faite de bois, du papier coloré sera billet de banque.                Du temps passé a écrire cartes chances et réclames.                                Nous jouions à ce jeu, fabriqué de tes mains,                                         meilleur des moments pour nos joutes d’enfants.                                             Et que ta joie fut grande de nous savoir heureux                                               pour ces instants de jeu.                                                                                                        Mais le jeu tourne court, autour de ta photo, éclairée par le feu,                                                                                                                                                      Eden composa un collier de billets.                                                                           Un poème d’enfant, pour clore le chapitre,                                                            celui de ton départ, toujours aussi présent.

 

Miss Bulle

comme une bulle
tintinnabule
un courrier
du grand nord
un cadeau
a bon port
sous le sapin
lutin malin
dans ta chaussette
un beau matin
pour toi Eden
coquin de sort
le pere noel
rouge de nez
si grand de coeur
ecrit, à toi
ecrit, tu vois
et ta surprise
et ton émoi

 

 

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