Le clown : Excentrique

Inversion: Le personnage est le centre, je suis excentré. Ainsi je suis sur le chemin, du clown, je n’ai pas perdu de temps comme je le redoutais. Cette recherche est bien spasmodique. Elle fut plaisir de jeu, instinct, fraîcheur, moment, instantanéité, elle devint écriture du prétexte, contrainte, enfermement. Elle est pour la suite, agglomérat d’entités, fusion, réaction avec chaîne et sans chaîne. Le personnage est nécessaire à la représentation, et je dirai que le prétexte est le personnage, le centrage. L’écriture scénaristique est accessoire, elle existe pour préciser le personnage, pour rendre accessible, lisible la proposition publique ceci afin de laisser le temps à l’excentrique de construire son histoire d’amour avec le public. Qu’est  ce qui  justifie ma présence sur scène ? Quelle est l’origine de tout cela ? Exister en tant que Christophe MARTIN, puisqu’il est avéré que la liberté de jeu est proche de moi. Dans notre expression vitale protéiforme,  nous pouvons exister, nous mouvoir, penser, agir, être, s’il existe le « principe » de liberté au sens organique physiologique du terme, je ne parle pas ici de liberté inscrite dans une  collectivité et tout l’aspect de représentation sociale que cela entraîne (la question se posera  dans un second temps pour le clown sur scène).