Michel

Michel

Si c’est un conte, il commence par une route sinueuse, un asphalte mêlé d’herbe, et de soleil en bordure, le tracé fige mon regard, pour mieux me souvenir sans doute. Cet endroit pris par l’autre bout, c’est le chemin d’un grand clown à saint Sébastien, Je fais un saut , de quelques mois, je l’aperçois, le suis, le rencontre, bonjour qu’il dit, chemin faisant il dit toujours, Dans ce lieu clos, notre salle de création, nous sommes en nombre, des nuages de fumée, épais sortent de ses poumons, je joue, je me sens bien …Soudain, j’énumère ce qui n’est plus, un temps, je pense à ce jour où j’étais, le monde entier , ce jour où je répondais à ses questions sans mot dire ou presque et je riais avec lui , avec eux, avec le monde entier.
Vendredi, un derviche tourneur m’envahit, je marche dans le hangar, des couloirs au plateau, des costumes aux caravanes, c’est la première fois que je suis locataire sur roues, J’avais pris la rouge, je crois, le soir épuisé par le bonheur du jeu, seul dans mon écrin vermeil, je revis chaque instant, j »écris tout, je suis au bon endroit, le doute n’est pas permis, je le laisse au personnage, à mon clown.
Alors s’en vont, alors s’en viennent, des vagues de joie, je suis dompteur de félin, imprévisible ami, là où des forteresses humaines s’effondrent, devant lui, comme ça,
Des oripeaux qu’on lâche sans retour et sans regrets ,le corps comprend plus vite

Poèmes

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