poèmes pour pa

Pa

Qui eructe, qui peste
Qui dit, qui se tait
ta voix posée
ta pensée claire
Je t’entends encore
Me parler, me dire
Plein de mots pour remplir
Tous les vides d’avant
En aussi peu de temps
Ce fut fait et tant mieux
Ça raccomode un peu
Hey, pa
Je sais bien , tu seras là
A Noel encore une fois
J’ouvrirai ton cadeau
Comme tu ne le feras pas
On recommencera
Qui nous enpechera
Puisque tu seras là
Avec nous, tu vois ça !
Si on met une musique
T’auras les pieds qui bougent
Tes verites se diront
Et On t ecoutera
Quelques rires, aux eclats
Et tu repartiras
Hey, pa
passe la porte
Et demande moi
Encore une fois
Quand je reviens
Quand je srai là
Avec Eden, avec les chats

Madeleine

J’aurais du dire ceci
J’aurais du faire cela
Des bouffées de toi, pa
Tantôt, parfois
Chaque jour Qui passait
tu reprenais Haleine,
sans discours Avec peine
Tu regardais en toi
Et tu voyais quoi
Une mère tant aimée
A Ce point imprégnée
ta façon de donner
L’impression de léger
Ne pas être important
Ne pas gêner les gens
Tu étais important
Et le vide est si grand
Ce que je veux te dire
Quand tu nous parlais fort
Qu’on entende autre chose
Que la vie a ses torts
Il y eut une forme silencieuse
Qui retint tous les mots
Une forme insidieuse
Qui s’est glissée en moi
Ne plus rien dire, et ressentir
Juste cela, et bien pourquoi ?
Nos regards croisés
Ceux qu’on ne soutient pas
Si proche de toi , si loin à la fois
Alors refaisons le film
Pour qu’on sache enfin
Qui tu étais, pa
Qui se résume en fin
Madeleine dans ta main

Suis allé voir

Suis allé voir, j’ai touché
L’endroit où il était couché
La chaise où il était assis
J’ai regardé , me suis emplit
dans le silence, de sa presence ,
Photo d’enfants, photo de lui
calendrier, date arretée
Rideau léger, fleurs attachées
Une Madeleine , à manger
Dans sa main belle, refermée
Demain sera meilleur
Me requinquerait
N’aurais pas peur
Ma vie, celle de toujours
Reprendra vite son cours
Je me lève decidemment
Ce matin là legerement
Et je me vois, inerte et froid
Point de sortie pour une fin
On m’a dit stop sur le chemin
Quel bonheur de vous laisser
Tous, en pensant vous retrouver
Le lendemain, juste à côté
Pour les croissants et le café

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