Lac

Onesse et Laharie
Le LAC c’est un temps de rencontre régulier entre professionnels. Des artistes, metteurs en scène et auteurs, se réunissent pour échanger, réfléchir, expérimenter, explorer de nouvelles pistes de travail autour du clown. Chacun, avec sa pratique, son expérience, s’implique dans le groupe de travail pour donner un nouvel élan, un avenir au personnage de l’Auguste. Clown Kitch Compagnie

La compagnie Talent d’Achille sera présente à l’occasion de la prochaine rencontre professionnelle qui aura lieu les : 18, 19 et 20 mai 2011 à la Salle Polyvalente d’Onesse et Laharie.

Compte rendu du LAC

Impressions contrastées sur le LAC : D’abord je tiens à remercier la Kitch compagnie pour son excellent accueil, la session fut un bon moment de convivialité qui me permis de rompre avec le quotidien du clown créateur solitaire. J’ai rencontré des personnes fort sympathiques, j’ai ainsi renoué avec le jeu de clown collectif.
Cependant ce dit jeu m’a laissé sur ma faim. L’objet de cette rencontre était les rapports publics du clown. Valery Ribakov, metteur en scène proposait une approche à partir d’un document filmé sur les clowns du théâtre LICEDEI avec qui il travaille où a travaillé.
Je n’ai pas assisté à cette séance qui consistait pour chaque clown à analyser les personnages du spectacle et leur différent rapport au public, cette dissection débouchant sur une expérimentation scénique
J’ai été assez frustré par le travail issu de cette démarche, j’aurais aimé que les clowns soient spectateurs pour chacun ou chaque groupe, ce qui aurait à mon sens donné plus de situations pour appréhender la technicité du propos. Un travail de fréquence des propositions de jeu et retour collectif à chaud manquait singulièrement. Certes des retours ont été faits par chacun, seulement ils ne concernaient pas « la mécanique » du rire, ce qui se passe (dixit Michel Dallaire), si ça fait rire, c’est bon, si ça fait pas rire ce n’est pas bon, après on peut être touché ou interrogé, c’est un second temps. Les moments de tests fugitifs(deux) en situation réelle (présence de spectateurs) ne furent pas vraiment concluants. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de savoir de quoi a ri l’assistance et l’assistance (en partie des personnes âgées) a ri, en définitive le but ultime a été atteint.
L’art clownesque ou le clown ?
Il y a dans cette locution « art clownesque » une propension à défendre une forme d’expression, le clown non circassien, en mutation depuis plus de trente années, que bon nombre de personnes continuent à cantonner au seul espace circulaire du chapiteau itinérant. L’empreinte du cirque est très forte et l’inconscient collectif fonctionne à plein régime, il est certain que des lobbies professionnels s’accaparent l’entité clown pour une exploitation commerciale omnipotente. Inscrire le clown dans ses multiples dimensions politique, didactique, pédagogique et culturelle me paraît ainsi un acte citoyen pour qu’il existe de manière à part entière, dans les arts du spectacle vivant. Dans les faits, faire du clown, plus prosaïquement, est une gageure, c’est pour le clown de cirque comme pour tous les autres la capacité à faire rire. Bien entendu le clown de cirque ne s’accommodera pas de réflexion métaphysique, ce que fera plus volontiers le clown hors piste.
La substance de base : Chercher son clown ou lâcher prise
Beaucoup de stages, de formation, d’ateliers utilisent ces termes, chercher son clown, le lâcher prise.
Ils peuvent rebuter et en effet ils rebutent, souvent les personnes qui s’intéressent au clown. Pourtant ces termes synthétisent les caractéristiques essentielles du travail de clown (comédien, personnage et auteur)
Je passerai sur la dimension thérapeutique du clown, mon propos concerne ici uniquement l’expression artistique
Chercher son clown : C’est la vérité acceptée sur soi, ses forces (ses défauts en clown) ses faiblesses (les qualités du clown), ce sont les failles montrées, transformées puis transcendées. Chercher son clown c’est désapprendre ce qu’on apprend dés la naissance. Michel Dallaire C’est faire tomber le masque social, c’est oublier l’efficacité, le succès la réussite, l’excellence. Le lâcher prise c’est, ne pas se censurer émotionnellement.
L’art clownesque consiste à nourrir le comédien par le personnage (substance humaine ou source), le comédien est le vecteur, il donne à comprendre, l’auteur fixe les étapes (écriture) au travers du parcours émotionnel.
Roland : le joli clown
Juste avant de partir, j’ai vu Roland le clown et ça a été la bonne surprise du séjour Un clown connecté, lunaire.

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