D’eau à Sète

Pour Sète
23 décembre 2015 10h30

 

A Sète, par les  points d’ancrage,  socles statuaires pour postérité éphémère devant les halles,  discours   pour un poisson d’aquarium, voitures avec conducteurs  et leur cortège  d’états,  canal sale des jouteurs et  sa traversée. Des propositions  de rue  comme squelette pour une dimension rhapsodique  de la ville, ce ne sera pas une parade, nous changeons de paradigme,  la rue vit, respire,  pulsations régulières, syncopées, empreintes  quotidiennes,  qui nous survivent. Réinvestir les lieux, les monuments, les endroits dédiés, une façade sur sa hauteur  pour  haranguer les foules,  un bâtiment commun,  lieu de mémoire, l’angle d’une rue, carrefour  de rencontres, bruits et cris  d’une ville insulaire, odeurs de houle toujours très proche, et le silence,  silence Sètois, autre endroit de création. La rue capable d’inventer à perpétuité  des successions  de moments, écheveau d’éternité, Sète comme force poétique en marche ….

Tom Torel et moi  avons  proposé, gracieusement  aux Sétois non convoqués  par affiches, programmes, articles de presse, etc…..une intervention de rue. Départ place de l’hôtel de ville, les halles, rue Gambetta, passage du Dauphin et enfin quai de la résistance, retour  audible par la face Nord du parvis de l’hôtel de ville avec une halte dans la fontaine du Poulpe. Un parcours parsemé de rencontres, de jeux, de défis. Les Sétois  sont surpris,  les zygomatiques  volontaires contractés par les tendons osseux, ce fut une déambulation  pour le plaisir du jeu, le plaisir du je, pour nous, pour eux.